Du mormonisme comme exemple de l’ambiguité du philoprotestantisme de l’ultra-gauche de Dieu

Dans les années 1840-1870, le philoprotestantisme est omniprésent au sein de la nébuleuse que constitue l’ultra-gauche de Dieu. Ainsi, il apparaît en creux dans le regard et l’analyse portés par les théistes et les spiritualistes français sur le mormonisme. La question n’est point de savoir si ce dernier appartient au protestantisme (aujourd’hui les mormons n’acceptent toujours pas d’être classés parmi les dénominations protestantes) mais de remarquer que cette interrogation ne se pose pas vraiment chez les libres penseurs spiritualistes du XIXème siècle. Le mormonisme est, pour eux, une secte protestante, et qui plus est, une secte qui a réussi. Elle vient des Etats-Unis qui demeure pour beaucoup de libres penseurs religieux, un «modèle» d’organisation politique et religieuse, mais également le pays où les utopies se réalisent, où des formes religieuses nouvelles naissent et où les esprits frappent [1].

Dans les années 1860-1880, le mormonisme offre ainsi l’exemple d’une expérience religieuse d’une certaine ampleur par le nombre (51 839 fidèles en 1850 ; 107 167 en 1875)[2], dans le temps (les mormons ont commencé à s’organiser en 1830) et l’espace (organisation du «Royaume séparé» entre 1846 et 1890, dans l’Utah). Surtout la doctrine mormone est connue en France par un nombre certain de publications [3]. Les premiers ouvrages mormons en français sont publiés sous la direction de John Taylor (1808-1887). Ce «missionnaire» d’origine anglaise, émigré au Canada, converti au mormonisme en 1836, lance la Mission française en 1850. Il produit coup sur coup plusieurs ouvrages doctrinaux [4]. La Mission dispose également d’un périodique édité à Paris, L’Etoile de Deseret [5], suivi par Le Réflecteur[6] imprimé à Lausanne. Le public français a également à sa disposition divers livres édités par la Mission suisse, notamment ceux de son président Thomas B.H. Stenhouse [7] et par la Mission italienne dont les premiers textes dus à Lorenzo Snow [8] (1814-1901) sont écrits en français. Le mormonisme est également connu, en France, à travers plusieurs dizaines de récits de voyages [9] et par de nombreux articles[10] de journaux ou de revues. Le mormonisme ne laisse pas indifférent la Libre Pensée, qu’il l’agace, l’amuse, l’interpelle ou la fascine.

Charles Fauvety offre l’exemple d’un spiritualiste français qui s’intéresse au mormonisme, notamment dans les années 1850 et 1860. Le directeur de La Revue philosophique et religieuse, pas toujours charitable envers les religions «positives» en général, et envers celle de ses aïeux en particulier, exprime une faiblesse envers le mormonisme. Il aura même parmi les habitués du Salon, «son» mormon L.-A. Bernard.

TitleNé à Marseille, le futur «missionnaire » vit la jeunesse de la génération romantique. Après le petit séminaire, il quitte la maison familiale, voyage, comme marin, sur la Méditerranée et l’Atlantique, s’établit un temps aux Etats-Unis, puis au Brésil, avant de se fixer à Paris en 1842. Là, il fréquente le cercle neo-catholique de Philippe Buchez, autour de la Revue nationale, et la mouvance «icarienne» de Etienne Cabet, étudie le messianisme [11] du philosophe et mathématicien polonais Josef Wronski (1776-1853), avant de recevoir le baptême mormon, dans l’île Saint-Ouen, le 1 décembre 1850. Il publie alors divers ouvrages, notamment une traduction d’un livre [12] de l’apôtre Parley Peter Pratt (1807-1857) et un petit opuscule doctrinal de 32 pages[13]. Après cette conversion, Bertrand s’installe comme commerçant en graines et arbres fruitiers dans l’Utah (1855-1859) avant de revenir en France comme missionnaire[14]. Il fréquente le Salon Fauvety. Plusieurs de ses hôtes ont souligné la singularité du personnage. Madame et Monsieur Fauvety le tiennent en haute estime. D’après quelques témoignages, il semble qu’au-delà de la sympathie curieuse portée par Charles Fauvety à tout nouveau mouvement religieux, qui lui semble, à tort ou à raison, s’ériger en dehors (voire mieux, contre) des religions «positives», (ses divers périodiques rendent compte ainsi de la vie de «sectes» anciennes ou nouvelles[15]), le directeur de la Revue… a été tout particulièrement intéressé par les conceptions mormones de Dieu [16].

Les textes doctrinaux mormons, on l’a signalé, étaient accessibles. Charles Fauvety doit en avoir discuter avec Bertrand. A-t-il bien compris les grands traits de la théologie mormone ? Ou n’a-t-il voulu y voir que les points qui confortaient les siens ? En tout cas, il a lu les analyses de Jules Rémy [17]. Considéré par ses contemporains comme l’auteur [18] le plus «complet [et] le plus impartial» sur le mormonisme, Rémy insiste sur l’originalité de la doctrine des «Saints», présenté comme une religion «universelle», «progressive» «éclectique» inspirée (peut-être à l’insu de son fondateur, homme à la «culture intellectuelle aussi peu avancée») du matérialisme grec et du panthéisme mais «mariés» aux «idées juives et chrétiennes»[19]. Une telle religion (ou plutôt l’idée certes largement fausse que l’on se faisait de la dite religion) avait ainsi un fumet spiritualiste (dans le sens cousinien du terme) qui ne pouvait que plaire à l’intelligentsia de la France «libre».

L’autre manière de présenter le mormonisme était d’en faire un fils adultérin, un peu excentrique, du protestantisme. Cette filiation contribuait à sa valorisation, même si les ouvrages théoriques mormons étaient qualifiés de «contrefaçon» ou de «pastiche» de la Bible. C’est ce choix adopté par le pasteur A. Maury qui situe le mormonisme (ainsi que l’irvinisme au demeurant) dans la droite ligne du protestantisme «mystique», de la doctrine du millenarium et du «socialisme communautaire». Cette étrange religion d’Outre-Atlantique avait ainsi quelque chose d’attractif et de pertinent. Charles Fauvety partage cette sympathie, mais c’est la «nature» religieuse du mormonisme et sa conception de Dieu qui l’interpelle. Il admet les prémices de la théodicée mormone. L’existence de Dieu se fonde sur la perception de la «perfection» de la «création». Mais l’originalité du mormonisme est de présenter Dieu comme un ancien «homme de chair mortelle» devenu depuis un «être exalté», selon un processus de «déicisation», une sorte d’incarnation inversée. De toute éternité, Dieu a coexisté avec «l’Esprit» et avec les «éléments» éternels bien que matériels. Cette théorie qui évoque vaguement celle de Jean Reynaud, et qui s’écarte du créationnisme théisto-déiste stricto sensu, ne pouvait que conforter Fauvety dans son idée de la «progressivité» de Dieu et du monde (cf. Chap. III). Charles Fauvety a du être sensible également à l’aspect «mixte» (Père et Mère) de Dieu qui n’était pas, sans lui rappeler, certaines conceptions de son vieil ami Eliphas Levi [20] :

«J’ai dit «Père» sous l’influence

De ton inspiration.

Mais sans clarté de connaissance,

J’ignorais la vraie raison.

Es-tu seul en ta demeure ?

Non, la vérité me dit,

La raison en moi confirme

Que j’ai une Mère aussi…  ! »[21]

Charles Fauvety partage, également, avec les mormons la récusation du dogme du péché originel  [22]. La doctrine mormone de «l’exaltation» (sous réserve que cette dernière soit ouverte à tous, ce qui n’est pas le cas dans la théologie mormone) c’est-à-dire la possibilité pour les humains de devenir des «dieux», l’existence d’innombrables dieux hiérarchiquement liés au Père, au Fils et au Saint-Esprit, le chemin parcouru par cet ancien «homme» qui est Dieu le Père présentement, l’idée de la possibilité d’un progrès infini spirituel, la conception foncièrement optimiste de la nature humaine que cela induit, l’idéal de salut par les œuvres (par l’exaltation) ne peuvent pas ne pas avoir quelques résonances sympathiques chez Fauvety en particulier, mais plus généralement dans l’ultra-gauche de Dieu.

Il va sans dire que Charles Fauvety n’a été ni de près, ni de loin, mormon, ni même «mormonophile». De cette curiosité, on peut déduire malgré tout, qu’en dépit de sa cosmologie un peu compliquée, de son eschatologie parfois «terrible » notamment la «seconde mort» des méchants avérés dans un «lac de feu et de soufre», des révélations successives qui s’y déroulent, de son organisation «sacerdotale» et «théocratique», de la polygamie et de son «américanisme», Fauvety considère le mormonisme, nolens volens, comme une sorte de religion «laïque». Ce jugement est partagé par de nombreux libres penseurs religieux. De là une lecture contradictoire sur le mormonisme qui n’est pas sans rappeler celle portée sur le protestantisme. Libres penseurs et «libres croyants» s’accordent pour saluer l’esprit pionnier des mormons :

«Ce qui fait avant tout la force des Mormons, c’est leur énergie colonisatrice[23]

Les spiritualistes sont également plus ou moins solidaires des persécutions [24] dont les mormons sont victimes, comme le fait Alfred Maury dans l’article cité ci-dessus. Cette violence contre les « Saints » est la preuve à la fois de l’origine protestante[25] du mormonisme, et de son caractère de religion «libre». Au-delà de ces élans du cœur, l’ultra-gauche de Dieu française est forcée d’admettre que le mormonisme est la seule véritable «Église» qui a obtenu au XIXème siècle, un relatif succès populaire :

«il ne faut point parler avec trop de dédain d’une doctrine qui a trouvé moyen de recruter des milliers d’adhérents…»[26].

Mieux, le mormonisme semble, aux yeux de certains spiritualistes, assez original, pour constituer une véritable «religion» nouvelle. Il est donc la preuve que des formes religieuses nouvelles peuvent naître et surtout grandir dans la modernité. Sa naissance et son développement sont la confirmation de l’existence d’un esprit religieux «consubstantiel» à la nature humaine. Il est également la justification du «bon» choix « théologique » théisto-déiste puisque le mormonisme a réussi à s’imposer en affirmant un «monothéisme primitif»[27].

Mais en même temps, il confirme l’omniprésence de la crédulité humaine. Emile Montegut n’hésite pas à le décrire comme un «des phénomènes les plus attristants de l’époque où nous vivons». Il dénonce avec force les «supercheries» de John Smith. Même s’il affirme que la doctrine mormone ne relève pas du «domaine de la religion pure», il déplore que le «mormonisme puisse apparaître comme la justification des railleries et des jugements des encyclopédistes sur les religions»[28].

La principale crainte de l’ultra-gauche de Dieu est clairement exprimée. Le mormonisme fournit des arguments aux antireligieux. Les «élucubrations » des mormons justifient les moqueries et les objections des athées, des matérialistes, des positivistes et des sceptiques contre Dieu et la religion. Surtout le mormonisme est la preuve que le protestantisme n’enfantera pas automatiquement la religion de la modernité puisqu’il est capable d’accoucher d’une secte «rétrograde» et théocratique. On comprend ainsi pourquoi la presque totalité des libres penseurs religieux a souhaité son évolution vers une forme religieuse plus conforme à la raison ou prédit son déclin :

«…Englobés dans l’Union, les mormons disparaîtront par une sorte de résorption morale. C’est ainsi que fort heureusement toutes les folies humaines finissent par s’évanouir. »

De manière schématique, on peut dire que l’intelligentsia libre penseuse religieuse a vu dans le mormonisme, la démonstration «vivante» que la religion peut s’incarner ici et maintenant, mais qu’il en constitue en quelque sorte un brouillon qui doit s’effacer le plus vite possible pour laisser place à l’épure. C’était mutatis mutandis l’analyse que de nombreux libres penseurs déistes et spiritualistes faisaient du protestantisme.

 

 

[1]              Les premières manifestations du modern spiritualism se déroulèrent en 1847,  à Hydesville (Etat de New York), sur les bords du lac Ontario, dans la ferme des Fox, famille méthodiste. Dans cette même région dite burned-over district district incendié» sous-entendu par la ferveur revivaliste) a été élevé le jeune Joseph Smith (1805-1844) qui y eut sa première vision et y reçut les messages de l’ange Moroni.

[2]              Chiffres cités par Massimo Introvigne, op. cit. , p. 199. Les effectifs des mormons se trouvent dans de nombreux livres et articles contemporains de Charles Fauvety, cités dans les notes suivantes.

[3]              Typique de cet intérêt est la place occupée par l’article mormon (9 colonnes, 3 pages) dans le Dictionnaire universel du XIXème siècle de Pierre Larousse (Paris, 1874, t. XI, p. 571-573) ou le chapitre XXVII de l’œuvre de Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingt jours, publié en feuilleton dans le Temps, du 6 novembre au 22 décembre 1872, puis chez J. Hetzel, 1873.

[4]              Aux amis de la vérité religieuse. Récit abrégé du commencement des progrès … de la foi de la doctrine de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, Paris, M. Ducloux, 1850 ; 2eme éd. 1851, 3eme 2d. 1852 ; Le Livre de Mormon, traduit en anglais par Joseph Smith Junior, traduit de l’anglais par John Taylor et Curtis E. Bolton, Paris, 1852 ; édition stéréotype, publiée par John Taylor, Paris, rue de Tournon, s.d., 2eme éd.  ; De la Nécessité de nouvelles révélations prouvées par la Bible, Paris, impr. de M. Ducloux, 1852.

[5]              12 numéros parus (mai 1851-avril 1852).

[6]              12 numéros parus (1853).

[7]              Citons Les Mormons et leurs ennemis, Lausanne, Larpin & Coendoz, 1854, en réponse à deux pamphlets antimormons parus en Suisse : Lettres sur les Mormons de Californie de Louis Favez (Vevey, 1851) et L’irvingisme et le mormonisme à la lumière de la Parole de Dieu d’Emile Guers (Genève, 1853).

[8]              Exposition des premiers principes de la doctrine de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, Turin, 1852.

[9]              Pour n’en citer que quelques-uns signalés par un (ou plusieurs) périodique(s) libre(s) penseur(s) religieux : M. Etourneau, Les Mormons, Préface de Pierre Vincard, Paris, Bestel, 1856 ;  La femme chez les Mormons, relation écrite par l’épouse d’un Mormon revenue récemment de l’Utah. Traduit de l’anglais par Charles Everard, Paris, 1856 ; Pichot Amédée, Les Mormons, Paris, Hachette, 1864 ; Duplessis Paul, Les Mormons, Paris, A. Cadot, 1859 ; M. Granson (Directeur des postes), Les Mormons, Le Havre, imp. Le Pelletier, 1860 ; Remy Jules, Voyage au pays des Mormons, Relations, géographie, histoire naturelle, histoire, théologie, mœurs et coutumes, Paris, E. Dentu, 1860 ; Burton Richard, voyages du capitaine Burton, Paris, Hachette, 1872 ; Toutain Paul, Un français en Amérique. Yankees, Indiens, Mormons, Paris, Plon, 1876.

[10]             Par exemple, dans La Revue des Deux-Mondes entre 1848 et 1870 (cf. Hivert-Messeca Yves, Protestantisme et protestants dans La Revue des Deux-Mondes, in Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, 146, oct.-déc. 2000, III C, Les Mormons, p. 805-807).

[11]             Messianisme, union finale de la philosophie et de la religion constituant la philosophie absolue, Paris, G. Doyen, 1831-1839, 2 volumes ; Messianisme ou réforme absolue du savoir humain, Paris, Firmin-Didot, 1847/483 volumes. L’Absolu est un. Tout est en correspondance dans l’univers. La «génération» de tous les systèmes doit suivre une seule et même loi. Cette loi dite de création explique tout ce qui est et permet de comprendre tout ce qui existe. La matière et l’esprit ne sont que les deux facettes d’une même réalité. La création d’un tel système capable de tout comprendre et de tout expliquer conduit Wronski à se prendre souvent pour un nouveau Messie (Cf. D’arcy Philippe, Wronski, une philosophie de notre temps, Paris, Seghers, 1970). On notera que Charles Fauvety a été également influencé par Wronski. Bertrand et lui se sont-ils connus dans les «cours publics» de Wronski ? Ce dernier aura une influence certaine sur certains libres penseurs religieux (Cf. Augé Lazare, Notice sur Hoëné Wronski, suivi du portrait de Wronski, par Mme Wronski, Paris, 1865).

[12]             Une voix d’avertissement et instruction à tous les peuples, ou introduction à la foi et aux doctrines de l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers  Jours, traduit de la sixième édition anglaise, Jersey, G. Romeril, 1853.

[13]             Autorité divine ou réponse à cette question : joseph Smith était-il envoyé de Dieu ? suivie du credo de l’Eglise de Jésus Christ des saints des derniers jours, Paris, imp. Ducloux, 1852.

[14]             Une partie de sa vie est connue grâce à ses souvenirs, Mémoires d’un mormon (Paris, E. Jung-Treutel, 1862). Après cette date, on perd sa trace.

[15]             Ainsi dans la Revue philosophique et religieuse, on trouve un article consacré aux «Frères Moraves à Paris» (t. 1, p. 203-219) et un autre sur la secte nouvelle des «Israélites-Chrétiens» de Charles Franz Zippel (t. 2, p. 373-376).

[16]             Charles Fauvety a peu écrit sur le mormonisme. Ses idées, ses affinités et ses divergences avec la doctrine des «Saints des Derniers Jours» sont déduites de divers témoignages d’hôtes du Salon Fauvety, de quelques très courts textes de Fauvety, d’une analyse comparative entre les théologies «fauvetienne» et mormone et de l’attitude générale de Charles Fauvety envers les religions «nouvelles».

[17]             Cf. les allusions à cet ouvrage dans divers articles de Charles Fauvety.

[18]             C’est notamment l’avis du «Larousse», op. cit., p. 572.

[19]             Tous ces adjectifs et expressions sont tirés de l’ouvrage de Jules Rémy, Voyage au pays des Mormons, op. cit. C’est également ce livre qui servira à rédiger la notice Mormon du «Larousse».

[20]             Même si chez E. Levi, il s’agit plus de la figure messianique et «doloriste» de la femme, et plus spécialement de Marie. Cf. Laurant Jean-Pierre, La femme, figure messianique au XIXème siècle in La face féminine de Dieu, sous la direction de Michel Cazenave, Paris, Ed. Noêsis, 1998, p. 19-40.

[21]             Strophe du poème «O my Father» de Eliza Roxy Snow (1804-1887), sœur de Lorenzo Snow, une des épouses de Joseph Smith, puis de Brigham Young.

[22]             «Les hommes seront punis pour leurs propre péchés et non pour la transgression d’Adam. » (deuxième des Articles de foi).

[23]             Maury Alfred, La Revue des Deux-Mondes, 1853/4, p. 994.

[24]             Inversement Emile Montégut, dans un autre article paru également dans La Revue des Deux-Mondes (1856/1, p. 689-725) justifie les «persécutions » menées par l’état fédéral américain contre les « Saints des Derniers Jours » par le caractère théocratique de leur « état » et leurs « mœurs » polygames.

[25]             Une des sources du philoprotestantisme en France au XIXème est la sympathie envers les protestants français persécutés par l’absolutisme et l’église romaine. De là, a voir, dans le protestantisme, une culture « victimaire » ?

[26]             Laugel Emile, La Revue des Deux-Mondes, 1859/5, p. 194-211.

[27]             Selon l’expression de Riche-Gardon. Il s’agit bien sur d’une erreur d’appréciation, mais peu de libres penseurs ont compris le caractère composite du Ciel mormon. Pour l’immense majorité des libres penseurs, le mormonisme est un théisme. On oublie également que le mormonisme se veut issue d’une Révélation.

[28]             Op. cit. , p. 689, 690 & 715. Emporté par son antimormonisme, Montégut se livre à quelques excès de langage : « Cette secte a quelque chose de plus odieux et de plus repoussant que la plus odieuse des sectes. Elle n’a absolument rien de chrétien : on dirait du bâtard du mosaïsme et du mahométanisme dû à la repoussante collaboration d’un fripier juif, d’un musulman radoteur et d’un vieil apôtre saint-simonien qui n’a pas trouvé de chemin de fer à construire. » (p. 719).

 

Extraits du chapitre 5 : du protestantisme comme religion de l’avenir.

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